Qualité des applications
Développer une application informatique de qualité en utilisant les méthodes et outils de bonnes pratiques

Dans un environnement numérique où la rapidité de lancement est devenue un facteur clé de compétitivité, la tentation de privilégier des solutions immédiatement fonctionnelles au détriment d’un développement soigné est forte.
Pourtant, négliger la qualité du code revient à accumuler une dette technique qui, à terme, freine l’innovation, complexifie les évolutions applicatives et augmente les coûts de maintenance.
Pour les Directions des Systèmes d’Information (DSI), les tech leads et les lead developers, l’enjeu est désormais de transformer une notion parfois perçue comme subjective le « beau code » en indicateurs concrets, mesurables et exploitables pour améliorer durablement la qualité des développements.
Pour analyser la performance d’une application de façon complète et objective, il est essentiel de s’appuyer sur un référentiel reconnu. La norme ISO 25010 constitue le socle international pour l’évaluation de la qualité logicielle. Elle ne se contente pas d’analyser le fonctionnement du programme, elle évalue également sa qualité selon huit caractéristiques principales : la maintenabilité, la fiabilité, la sécurité, l’efficacité de performance, l’aptitude à l’utilisation, la compatibilité, la portabilité et l’adéquation fonctionnelle.
Adopter l’ISO 25010 permet d’harmoniser le langage entre les développeurs et les différents services. En suivant les principes définis par la norme, vous vous assurez que le logiciel pourra évoluer sans s’effondrer sous son propre poids. Cela implique de surveiller des critères précis tout au long du cycle de vie du logiciel, depuis la phase de conception jusqu’au déploiement continu. Sans ce cadre, la mesure reste parcellaire et ne permet pas d’anticiper les risques de régression ou les failles de sécurité critiques.
Mesurer pour mesurer n’a que peu d’intérêt si les chiffres ne se traduisent pas en actions correctives. Pour évaluer la qualité de votre code, il existe différents indicateurs qu’il est possible de regrouper en trois catégories : la complexité, la couverture et la redondance.
Pour que la qualité du code devienne un véritable levier de performance, le suivi de ces indicateurs doit être automatisé. Pour ce faire, il existe des outils d’analyse statique de code (comme SonarQube), intégrés directement dans vos pipelines de CI/CD.
Au-delà de la structure du texte source, les indicateurs de performance de qualité logicielle englobent également la capacité de l’équipe à livrer de la valeur durablement. L’un des concepts les plus parlants est celui de la « dette technique ». Elle représente l’effort estimé pour corriger tous les problèmes de qualité identifiés. Un autre indicateur crucial est la « densité de commentaires » ou, à l’inverse, le respect des standards de nommage (Clean Code). Un code auto-explicatif réduit le temps d’onboarding des nouveaux développeurs et fluidifie les revues de code. Si vous constatez que le temps nécessaire pour implémenter une nouvelle fonctionnalité simple augmente de manière exponentielle, cela signifie que vos indicateurs de santé sont au rouge.
La maitrise de ces outils de mesure demande une expertise technique pointue. C’est précisément l’objectif de la formation « Qualité des applications » d'ib Cegos. D’une durée de 3 jours, cette formation s’adresse à ceux disposant d’une première expérience de développement et qui maîtrisent au moins un langage de programmation (C#, Java ou C++). Les participants y apprennent à écrire un code bien structuré, à mettre en place des tests tout au long du cycle de vie des applications et à maitriser les outils permettant d’optimiser le travail en équipe ou la gestion des bugs. Le grand point fort de cette formation est qu’elle intègre de nombreux ateliers permettant de mettre en pratique les méthodes apprises pour le développement d’une application de qualité.
La qualité est un processus constant à intégrer à chaque étape du cycle de vie logiciel. En phase de spécifications, cela passe par la testabilité. En phase de développement, par l’analyse statique. En production, par le monitoring des erreurs et de la dette technique. L’objectif final de la qualité logicielle est de garantir que le produit reste agile. Un code de haute qualité permet de s’adapter rapidement à la concurrence ou aux nouvelles exigences du marché.






Opération impossible