
Comparatif des méthodes Kanban et Scrum : quelle est la meilleure approche pour vos projets en 2026 ?
La méthode Scrum convient aux projets où vous développez une solution avec une roadmap clairement définie et un besoin de faire dialoguer équipes produit, métier et IT. La méthode Kanban est efficace lorsque vos équipes doivent souvent gérer des urgences ou des demandes imprévues. Le choix de l’approche agile dépend donc de la stabilité de votre flux de travail.Souvent, vous entendrez dire que “passer en mode agile” peut résoudre à la fois les retards de projet, les incidents de production, et les tensions entre les services. Malheureusement, implémenter la méthode Scrum sans réfléchir à vos workflows, ou bricoler un tableau Kanban dans Jira ne produira pas de résultats probants.La vraie question n’est donc pas “quel est le meilleur entre Srum et Kanban”, mais “quel système s’aligne réellement sur vos types de projets, vos contraintes de maintenance et la maturité de vos équipes”. Dans cet article nous allons comparer les deux approches d’un point de vue opérationnel : workflows, indicateurs de performances et impact sur la gestion de projet. Nous vous montrerons quand il devient possible de combiner ces deux approches.
Sommaire
- Ce qu’il faut retenir
- Qu’est-ce que l’agilité appliquée à la gestion de projet ?
- Comment Scrum et Kanban structurent le workflow : ce qui change vraiment dans votre façon de piloter
- Quels sont les avantages et inconvénients de Kanban et Scrum ?
- Quelle méthode agile choisir entre Kanban et Scrum ?
- Finalement, Scrum, Kanban… ou les deux ?
- Questions fréquentes : Kanban vs Scrum
Ce qu’il faut retenir
- Les méthodes agiles permettent d’anticiper les aléas et les incidents inhérents à la gestion de projet, contrairement à l’organisation en cascade demande de planifier l’ensemble d’un projet dès le départ
- La méthode Scrum est assez structurée avec des rôles définis, des rituels et des sprints de 2 à 4 semaines. Vous avez une bonne visibilité de ce qui va être produit, mais aurez toujours une surcharge de travail lorsque les imprévus sont fréquents.
- Kanban se concentre sur l’organisation du flux de travail : on visualise le workflow, on limite le nombre de tâches en parallèle et on mesure le temps réel de traitement. C’est l’approche la plus adaptée aux environnements instables.
- Chaque méthode présente forces et limites. Le choix de l’une ou de l’autre dépend de vos projets, de la maturité agile et de votre organisation interne.
- Combiner Scrum et Kanban est possible : Scrum aide à structurer le travail à faire et vous offre une visibilité sur le projet global, tandis que Kanban absorbe les urgences et fluidifie les processus. La formation d’ib Cegos apprend justement à exploiter ce modèle hybride et à préparer la certification PSK.
Qu’est-ce que l’agilité appliquée à la gestion de projet ?
L’agilité repose sur 3 principes simples :
- transparence sur le travail produit ;
- analyse régulière de ce qui a été livré ;
- adaptation immédiate de la stratégie ou du backlog.
Là où un cycle en V s’appuie sur une prévision exhaustive, les méthodes agiles permettent de réagir aux incidents. Au lieu d’interrompre le projet, chaque obstacle ou retard devient un signal utile pour repartir sur de meilleures bases. Vous ne cherchez plus à éviter les imprévus. Votre gestion de projet est organisée de sorte que les aléas soient absorbés et intégrés, et permettent au projet de continuer sereinement malgré les difficultés.
Pourquoi les méthodes agiles comme Scrum ou Kanban remplacent le cycle en V ?
Le cycle en V (ou organisation en cascade) par du principe que votre projet est entièrement prévisible : votre besoin est stable, le déroulé du projet est linéaire et vous avez une vision claire dès le début du projet.
Dans la réalité, les priorités changent en permanence. Les utilisateurs découvrent leurs besoins en testant le produit, les équipes jonglent entre projet, maintenance et incidents, et les délais se décalent au moindre imprévu. Les méthodes agiles ne retirent pas cette complexité, mais la rendent visible pour vous permettre d’agir.
Qu’est-ce que la méthode Scrum ?
Scrum structure le travail autour de rôles, d’événements et d’artefacts très codés. L’équipe s’engage sur un objectif de sprint, délivre de la valeur à l’issue de chacun de ces cycles courts, et inspecte son fonctionnement à intervalles réguliers. Ce cadre clarifie les responsabilités, mais impose un rythme fort et une discipline collective sur la planification et la priorisation.
Dans Scrum, trois rôles tiennent la colonne vertébrale de la gestion de projet :
- le Product Owner porte la vision, alimente et priorise le Product Backlog ;
- le Scrum Master protège le cadre, fluidifie les interactions et élimine les obstacles ;
- l’équipe de développement transforme les items du backlog en incréments concrets.
Le travail avance par sprints délimités dans le temps, souvent de deux à quatre semaines. Chaque sprint suit la même séquence :
- Planification de Sprint : l’équipe décide ensemble de ce qu’elle va produire durant le prochain cycle et de la façon dont elle va s’y prendre ;
- Mêlée quotidienne (Daily Scrum) : point rapide en début de journée de 15 minutes pour vérifier l’avancement, repérer les blocages et ajuster la journée.
- Revue de Sprint : présentation du travail réalisé aux parties prenantes pour obtenir un retour immédiat avant de poursuivre.
- Rétrospective : temps dédié à analyser la manière dont l’équipe a travaillé et à décider des améliorations concrètes à appliquer au prochain cycle.
Trois éléments-clés de Scrum, ou artefacts, sont à maintenir constamment à jour pour rendre visible l’en-cours, ce qui reste à faire, et ce qui est validé :
- Le Product Backlog, soit la liste des besoins pour l’ensemble du projet ;
- Le Sprint Backlog, qui donne le plan du cycle en cours ;
- La Définition of Done (DOD), qui indique ce qui doit être livré en fin de Sprint – et comment valider le livrable.
Le fonctionnement par Sprints permet d’anticiper plus facilement ce qui sera livré. Cependant, cette approche peut aussi mettre les équipes sous tension si l’entreprise exige que tout soit terminé coûte que coûte, même lorsque des imprévus techniques ou métier rendent le plan initial irréaliste.
Qu’est-ce que la méthode Kanban ?
Issu de Toyota et de la pensée Lean, Kanban n'impose ni rôle, ni rituel, ni durée d’itération. Vous partez de votre workflow réel, vous le modélisez sous forme de tableau (par exemple : “à faire”, “en cours”, “à valider”, “fait”), et vous fixez un certain nombre de tâches maximum par étapes. Quand la limite est atteinte, l’équipe se concentre sur ces tâches avant d’en accepter de nouvelles.
Le cœur de Kanban tient dans quelques pratiques :
- Visualiser le flux de travail : afficher chaque étape du travail dans un tableau permet de repérer immédiatement où les demandes s’accumulent.
- Avoir des règles de validation explicites : définir clairement quand une tâche peut passer d’une colonne à l’autre évite les interprétations et les blocages.
- Limiter le WIP (Work in Progress) : fixer un nombre maximum de tâches en cours empêche la dispersion et accélère la livraison.
- Analyser le Lead Time et le Cycle Time : mesurer combien de temps une demande met à avancer révèle les goulets d’étranglement réels.
- Instaurer des boucles de feedback : organiser des points réguliers permet d’ajuster les règles du flux dès qu’un problème apparaît.
Ce cadre s’adapte particulièrement bien aux environnements instables : maintenance, support, DevOps, demandes métiers non prévisibles. Là où Scrum cherche un engagement sur la durée d’un sprint, Kanban mise sur un engagement à terminer chaque tâche entamée dans un délai maîtrisé.
Comment Scrum et Kanban structurent le workflow : ce qui change vraiment dans votre façon de piloter
Comment fonctionne un cycle Scrum ?
Tout commence par la planification : l’équipe sélectionne un ensemble d’items issus du Product Backlog et s’engage sur un objectif à livrer au bout de 2 à 4 semaines. Pendant le sprint, l’équipe se réunit tous les jours pour suivre l’avancée. À la fin du sprint, le résultat est livré au client, dont on récolte le feedback, ce qui permet à l’équipe de corriger ses erreurs et de s’améliorer..
Ce fonctionnement crée un système “poussé”. L’équipe cadre le projet sur une durée déterminée, pendant laquelle ils ne s’occuperont pas des aléas ou des nouvelles demandes. Si le contexte de production est stable, cette approche agile sécurise la relation avec les parties prenantes.
Cependant, s’il y a des incidents de production, des urgences à gérer ou si le client modifie sa demande, des tâches non planifiées peuvent être ajoutées au sprint et modifier les engagements. Ici, c'est au Product Owner et au Scrum Master de s’assurer que le cadre soit respecté, sinon le projet court le risque d’être déconnecté de la réalité.
Comment fonctionne un workflow Kanban ?
Le système Kanban part de votre fonctionnement réel pour déterminer comment s’organise le flux de travail, combien de tâches peuvent être traitées simultanément, et quand peut-on ajouter de nouvelles tâches en début de chaîne.
De ce fait, la méthode Kanban peut facilement s’adapter aux imprévus, car une nouvelle demande prioritaire peut entrer dans le flux dès qu’une place se libère. Comme l’équipe se concentre sur le fait de terminer et valider les tâches en cours avant d’en accepter de nouvelles, la qualité produite augmente.
Quels sont les avantages et inconvénients de Kanban et Scrum ?
Scrum structure un projet en le découpant en petites tâches facilement réalisables, au prix d’une certaine rigidité et d’un temps consacré à la réalisation de rituels. Kanban apporte plus de flexibilité et de réactivité face aux imprévus, mais exige une discipline collective plus grande.
Quels sont les points communs et les différences majeures entre Kanban et Scrum ?
Quelle est la différence entre Kanban et Scrum ? Scrum suit un cadre strict, alors que Kanban est beaucoup plus souple, centré sur le flux de travail et la quantité à réaliser à un instant T. C’est aussi une différence de structure. Scrum pose une limite temporelle, et impose des rituels réguliers. À l’inverse, Kanban structure l’équipe en fonction de sa capacité réelle à produire, ce qui est particulièrement adapté pour les entreprises où les demandes arrivent en continu.
Scrum parle aux directions qui veulent de la visibilité sur un projet. Les Sprints offrent des points de synchronisation réguliers et un engagement clair : voici ce que l’équipe livrera dans les deux semaines à venir.
Kanban parle aux équipes qui vivent l’imprévu au quotidien. Il s’adapte beaucoup mieux aux environnements où les risques d’incidents sont élevés, les priorités évoluent en permanence, et certains sujets doivent évoluer en parallèle.
Quels sont les avantages et limites de Scrum pour la gestion de projet ?
Scrum convient particulièrement aux équipes produit qui gèrent une roadmap, un backlog hiérarchisé, des fonctionnalités à forte valeur ajoutée, avec un besoin de synchronisation régulière avec les métiers. Les sprints donnent un rythme, les rituels créent une discipline, les artefacts renforcent la transparence.
Scrum demande une disponibilité réelle du client ou de l’équipe métier pour les revues de projet, et des sprints peu perturbés par les incidents. Par ailleurs, les rituels représentent un coût en temps qui ne se justifie pas toujours pour des équipes de petite taille ou des flux constitués d’unités de travail très courtes. Sans formation solide et coaching, Scrum se réduit trop souvent à un tableau de tâches et à une réunion quotidienne de statut.
Quels sont les avantages et limites de Kanban pour la gestion de projet ?
Kanban excelle sur la réduction temps de production, la gestion des priorités mouvantes et la cohabitation entre projets, incidents et améliorations continues. Les équipes voient très vite où le flux de travail se bloque, discutent des vraies contraintes (dépendances, validations, goulets), et cessent de jongler avec dix sujets en parallèle.
Cette souplesse vient avec un prix : Kanban demande une forte discipline collective. Le gain de temps n’apparaît d’ailleurs pas toujours en quelques semaines ; il se construit par une amélioration continue rigoureuse.
Quelle méthode agile choisir entre Kanban et Scrum ?
Vous avez besoin d’observer en priorité ces 3 critères :
- Le flux de travail : longueur des projets, collaboration avec les équipes métier ou le client, expérience de l’équipe, nombre d’incidents à gérer en plus des projets en cours…
- L’organisation de votre équipe : si vous avez un Product Owner et/ou un Scrum Master pour cadrer l’équipe, si chacun a un rôle défini ou peut prendre une tâche selon les affinités, si la composition de votre équipe peut changer rapidement, et quel degré d’autonomie ont les membres de l’équipe.
- Le niveau de maturité sur les méthodes agiles, car Kanban est une approche très fluide qui demande de déjà maîtriser les techniques et les outils de suivi.
Voici un tableau comparatif pour vous aider à choisir entre Kanban et Scrum :
| Scrum | Kanban | |
| Cadre de travail | Très structuré | Flexible |
| Mode de fonctionnement | Travail en cycles courts | Travail en flux continu |
| Adapté à | - Des projets longs - Une roadmap produit - Des équipes stables | - La gestion d’incidents ou d’urgences - Une équipe support |
| Visibilité pour la direction ou les équipes métier | - Jalons réguliers - Livraison toutes les 2 à 4 semaines | Vision en temps réel des tâches en cours et leur degré de réalisation |
| Charge organisationnelle | - Le PO et le Scrum Master gèrent tout - Beaucoup de rituels - Forte discipline | - L’équipe est laissée en autonomie, notamment sur la charge de travail - Peu de rituels |
| Pilotage du projet | Basé sur l’engagement au début de chaque sprint | Basé sur la capacité de travail réel de l’équipe |
| Tolérance à l’imprévu | Faible. Il faut attendre la fin d’un sprint pour gérer sereinement une urgence. | Elevé. L’urgence peut être gérée en même temps que le flux réel, et redessine les priorités. |
| Connaissances requises en agile | Faible. C’est une bonne méthode pour débuter l’agile. | Elevé. Kanban est plus adapté aux équipes déjà matures. |
Peut-on combiner Kanban et Scrum ?
Oui ! Beaucoup d’entreprises gardent Scrum pour la structuration produit, tout en intégrant Kanban pour le pilotage du flux de travail. On parle alors de Scrum avec Kanban ou de Scrumban. On garde le fonctionnement par cycles courts, et les rituels, mais on limite la quantité de travail à réaliser et on priorise la réalisation des user stories à réaliser pour maximiser la valeur produite.
Ce modèle hybride convient par exemple :
- Quand une équipe Scrum gère trop d’imprévus et ont besoin de pouvoir traiter les incidents sans mettre en péril l’engagement du Sprint ;
- Quand une équipe fonctionne en mode DevOps et doit absorber les mises en production fréquentes, les demandes opérationnelles et les retours utilisateurs.
- Quand votre entreprise veut garder une visibilité sur la roadmap, mais piloter la capacité réelle. Combiner Scrum et Kanban permet d’éviter de prendre des engagements irréalistes.
Finalement, Scrum, Kanban… ou les deux ?
Scrum et Kanban ne jouent pas le même rôle dans votre gestion de projet. Scrum structure les équipes produit, les roadmaps et les engagements avec les métiers. Kanban lisse le flux de travail, absorbe les imprévus et s’adapte aux environnements instables : maintenance, support, DevOps, demandes multiples issues de plusieurs parties prenantes.
La bonne question n’est pas “que choisir entre Kanban et Scrum”, mais “comment chaque approche crée le plus de valeur dans votre contexte réel”. Vous pouvez garder Scrum pour structurer une roadmap, tout en injectant les pratiques Kanban de gestion de flux et de gestion des blocages pour reconnecter le cadre agile à votre quotidien.
Pour bien mettre en place ces méthodes dans votre entreprise, vous avez besoin d’un socle solide. La formation Scrum avec Kanban certifiant d’ib Cegos donne à vos managers, chefs de projet et équipes techniques les outils concrets pour combiner les deux approches, utiliser les bonnes métriques et préparer la certification Professional Scrum with Kanban (PSK).
Questions fréquentes : Kanban vs Scrum
Kanban vs Scrum : quelle méthode agile choisir pour une équipe produit ?
Pour une équipe produit avec roadmap, fonctionnalités complexes et besoin de synchronisation avec le métier, Scrum reste souvent plus adapté. Les sprints, les revues et la vélocité créent un langage commun avec la direction. Vous pouvez ensuite intégrer des pratiques Kanban pour mieux gérer les incidents et le flux entre les sprints.
Comment la maîtrise du PMP peut-elle Kanban convient-il mieux à la maintenance et au support que Scrum ?la stratégie de lancement de nouveaux projets ?
Oui, dans beaucoup de contextes. Maintenance, support, correctifs urgents et demandes courtes s’alignent mieux avec un flux tiré, des limites WIP et un tableau perman ent. Les incidents n’entrent pas proprement dans des sprints fermés ; un Kanban bien configuré rend ce flux gérable sans sacrifier la visibilité.
Comment mesurer la performance d’une équipe avec Kanban vs Scrum ?
Kanban, vous regardez Cycle Time, Lead Time, débit (throughput), diagrammes de flux cumulés et respect des limites WIP. La formation Scrum avec Kanban certifiant d’ib Cegos consacre une partie entière à ces métriques pour passer de la sensation à l’analyse factuelle.
Comment mesurer la performance d’une équipe avec Kanban vs Scrum ?
En Scrum, vous suivez surtout la vélocité, la capacité par sprint et les burndown charts. En Kanban, vous regardez Cycle Time, Lead Time, débit (throughput), diagrammes de flux cumulés et respect des limites WIP. La formation Scrum avec Kanban certifiant d’ib Cegos consacre une partie entière à ces métriques pour passer de la sensation à l’analyse factuelle.
Scrum avec Kanban a-t-il un intérêt pour une organisation déjà “agile” ?
Si vos équipes pratiquent déjà Scrum mais peinent avec les imprévus, les incidents et les dépendances, l’ajout structuré des pratiques Kanban apporte un gain réel : meilleure gestion de la file de travail, réduction des temps d’attente, décisions basées sur le flux réel. C’est précisément le terrain d’application de la formation Scrum avec Kanban certifiant proposée par ib Cegos.







